
La relation avec le Mali et avec Bakary Camara a commencé alors que nous avions entre les mains un projet de jumelage entre un collège de Séville et un de Tombouctou. Comme vous le savez, la ville de Tombouctou est très éloignée et le projet, présentant trop de risques, n’a pas pu être réalisé. Durant non séjour au Mali pour donner forme à l’idée, l’une des priorités était de trouver dans le pays une personne de confiance capable de prendre la logistique en charge. Il fallait avoir une bonne connaissance du pays (Tombouctou est à 1 100 km de Bamako, parler ou comprendre l’espagnol, parler français et les langues locales : bambara et tamasheq et avoir un niveau suffisant pour pouvoir se faire l’avocat de nos propositions dans la zone. Le personnage de Bakary correspondait parfaitement à ce profil. Il avait étudié l’ingénierie industrielle à Cuba, avec une bourse cubaine. Nous avons parcouru le Mali jusqu’à Mopti (j’ai ensuite poursuivi jusqu’à Tombouctou) et il m’a montré tout ce que j’étais venu chercher.
Ce voyage marqua le début d’une grande amitié. Nous nous sommes revus quelques années plus tard et je dois souligner l’amour qu’il porte à son village et à son pays. Bien qu’en ayant la possibilité il ne souhaite pas quitter son pays et préfère œuvrer de l’intérieur pour améliorer la vie des siens.
Nous avons déjà collaboré dans l’entreprise de guides touristiques qu’il a créée et avec laquelle il a pu établir une petite structure capable de maintenir les siens durant une longue période. Mais la situation actuelle est très différente et la guerre, avec tout ce qu’elle implique, a rendu sa situation au Mali intenable. Il nous demande à nouveau de l’aide. Vous trouverez ses messages les plus importants de l’année écoulée en cliquant sur : messages
Après avoir examiné les projets qu’il nous a soumis : forage d’un puits dans son quartier ou élevage de volaille, nous avons dû constater qu’aucun ne correspondait à nos possibilités. Je n’ai pas reproduit toutes nos réponses pour ne pas rendre e texte interminable, mais les investissements étaient trop importants pour nous et les projets n’étaient donc pas viables. Projet puits
Nous en étions là lorsque la situation changea brusquement. Bakary fut élu maire de sa commune : Bancoumana. Messages
Au début de son mandat, il nous envoya se premières impressions de la commune et nous avons pu recommencer à travailler sur de nouveaux projets Messages
Bakary a répondu à plusieurs des questions que nous lui avions posées. L’idée est de réaliser de petits projets sociaux (éducation, santé, infrastructures de base et autres) à la portée de nos ressources financières et un autre grand projet de restauration de la zone rizicole dans le cadre de laquelle nous gérons une aide plus importante, avec plus de ressources. Voici les informations qu’il nous a fait parvenir à ce jour. informations